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Flore du Parc National des Cévennes

Bien que Arre ne soit pas dans le périmètre du parc national des Cévennes, nous avons la chance d’être très proche de cet endroit extraordinaire en terme de biodiversité. Concernant la flore sauvage, plus de 2 250 espèces de plantes à fleurs ont été recensées dans le Parc national, ce qui représente 40 % de la flore française, sur seulement 0,5 % de la surface du territoire national. Certaines plantes présentent des histoires de vie remarquables, allant des héritières de pratiques agricoles anciennes (prairies de fauche, cultures extensives de céréales) aux exploratrices de la haute montagne. Le monde des plantes sans fleurs est également très diversifié dans le Parc national : 60 espèces de fougères, environ 730 espèces de mousses, plus de 1 000 lichens et plusieurs milliers de champignons ont été découverts ces dernières années, lors d’inventaires menés par des spécialistes en partenariat avec les équipes du Parc national. Une telle diversité d’espèces est avant tout le reflet :
  • d’une grande variété de roches (schiste, granite, grès, dolomie, calcaire, marne…),
  • des influences climatiques contrastées (méditerranéenne, atlantique et continentale,
  • de l’amplitude altitudinale de 300 m à 1 700 m,
  • et des différentes utilisations passées et actuelles de ce territoire par l’homme.
Les contrastes peuvent être saisissants : dans un rayon de 30 km autour des montagnes du Bougès se côtoient des landes thermophiles à bruyère arborescente, des landes montagnardes à callune et myrtille, des landes subalpines à callune et genévrier nain, des chênaies vertes à cyclamen des Baléares et des hêtraies montagnardes à luzule blanc de neige. Autour du réseau particulièrement dense de sources et de cours d’eau se développent des végétations particulières : dans les tourbières, le rossolis, plante carnivore, est fréquent au pied des buttes moussues constituées de sphaignes ; l’aconit de Napel et le doronic d’Autriche signalent de loin les berges des ruisseaux, constituant de hautes prairies fleuries, les mégaphorbiaies ; une orchidée gracieuse et rare, la spiranthe d’été, affectionne particulièrement les fissures et replats suintants au contact des berges rocheuses.