Les espèces dans le parc national des Cévennes
Ci-dessous quelques unes des espèces du parc national des Cévennes :
L’Aigle royal – Aquila chrysaetos
Classe : Aves Ordre : Accipitriformes Famille : Accipitridae Genre : Aquila L’aigle royal est l’une des espèces emblématiques des parcs nationaux Français et principalement du Parc National des Cévennes puisque qu’il est présent sur tous les massifs et que 15 couples sont suivis en 2018 en zone cœur et en aire d’adhésion. C’est un grand rapace diurne de 2m20 d’envergure pour les femelles, les mâles étant un peu plus petit, qui s’installe préférentiellement dans les parois rocheuses inaccessibles mais aussi parfois dans de grands arbres. photo : Jarkko Järvinen Cliquer sur l’image pour plus de détails.
Excellent ouvrage sur l’aigle royal et sa situation dans le massif central, à commander chez un vrai libraire…
L’Apollon – Parnassius apollo
Classe : Insecta Ordre : Lepidoptera Famille : Papilionidae Sous-Famille : Parnassiinae Tribu : Parnassiini Genre : Parnassius
L’Apollon est un lépidoptère diurne de la famille des Papilionidae. Cette espèce est inféodée aux climats montagnards et continentaux. Elle affectionne les milieux ouverts, pelouses ou éboulis ensoleillés, situés à des altitudes de 600 à 2 500 mètres. Les adultes nectarifères apprécient les Astéracées et les Dipsacacées violacées. Les chenilles préfèrent les zones rocailleuses où se développent les Crassulacées (Sedum et Semperivum) dont elles se nourrissent. Les chenilles sont visibles dans le Parc national des Cévennes à partir de fin avril (noté le 30/04/2018) jusqu’à mi-juin (noté le 14/06/2012). Les imagos peuvent être observés à partir de mi-juin (noté le 18/06/1998) jusqu’à fin juillet (noté le 22/07/2012) sur les causses Méjean et Sauveterre.
photo : Bernard Nicollet
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Castor d’Eurasie – Castor fiber Linnaeus
Classe : Mammalia Ordre : Rodentia Famille : Castoridae Genre : Castor
Mammifère aquatique, le Castor est le plus gros rongeur d’Europe (pour un adulte, la longueur « tête + corps » est d’environ 80 cm avec une queue, plate et écailleuse, de 30 cm, et pour un poids de l’ordre de 20-30 kg). Avec un pelage très dense, de couleur brune paraissant assez foncé dans l’eau, bien adapté à la vie aquatique, le Castor possède des yeux et des oreilles proportionnellement très petits. Le Castor d’Europe affectionne les rivières lentes, dotées d’une ripisylve riche en diversité végétale, avec des berges offrant une alternance de plages de galets et de végétation rivulaire dense. Les plans d’eau des retenues artificielles sont aussi fréquentés par l’animal.
photo : Joan Carles Hinojosa Galisteo
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Cerf élaphe – Cervus elaphus Linnaeus
Classe : Mammalia Ordre : Cetartiodactyla Famille : Cervidae Genre : Cervus
Le cerf élaphe est le plus grand herbivore de nos forêts. Sa taille est de 1m 40 au garrot et son poids varie de 150 à 260 kg pour le mâle et de 130 kg pour la femelle (la biche). Le dimorphisme sexuel est très marqué chez cette espèce, la femelle ne porte pas de bois, alors que le mâle arbore fièrement sa ramure à la saison des amours. Les deux sexes portent une tache fessière ocre caractéristique. La gestation dure environ huit mois et le jeune appelé faon est d’un pelage roussâtre tacheté de blanc. Les bois du cerf de production osseuse tombent et repoussent chaque année et les animaux les plus vieux perdent leurs bois les premiers.
photo : Jörg Hempel
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Chevreuil Européen – Capreolus capreolus
Classe : Mammalia Ordre : Cetartiodactyla Famille : Cervidae Genre : Capreolus Avec ses 60-80 cm au garrot et un poids de l’ordre de 20-30 kg, les mâles étant plus lourds, le Chevreuil est le plus petit cervidé d’Europe. Il possède une robe brune plus ou moins foncée ou rousse. Le mâle porte des bois courts qu’il perd chaque année, en octobre-novembre. Les comportements de rut sont signalés dès le mois de juillet. Doté d’une plasticité écologique importante, on peut l’observer dans tous les types de milieux mais il affectionne particulièrement les milieux bocagers en mosaïque où alternent bosquets, lisières, landes et prairies. Les milieux forestiers ne sont pénétrés que lors des productions fruitières (faînes, glands, châtaignes) à l’automne. C’est une espèce aujourd’hui très commune et on peut considérer, d’après la littérature, qu’historiquement le Chevreuil a toujours subsisté dans quelques massifs forestiers refuges. photo : Jerzystrzelecki Cliquer sur l’image pour plus de détails.Chouette de Tengmalm – Aegolius funereus
Classe : Aves Ordre : Strigiformes Famille : Strigidae Genre : Aegolius
La Chouette de Tengmalm est un petit rapace strictement nocturne. De la taille d’une Chouette Chevêche, elle s’en différencie par une tête plus grosse, plus ronde où perlent de nombreuses tâches blanches. Cette espèce arbore des disques faciaux très développés avec des yeux jaunes cerclés de noir, qui lui donnent un aspect «étonné». Son plumage brun sur le dessus est constellé de tâches blanches. La poitrine est pâle et est couverte de rayures gris-brun. Les pattes sont revêtues d’un épais plumage jusqu’aux serres. Les juvéniles visibles en dehors du nid, sont de couleur chocolat avec diverses tâches et marques blanches sur les ailes et à la face. Le mâle est un chanteur inlassable , sa voix flûtée et mélodieuse est émise sur un timbre d’Ocarina.
photo : Tim Rains
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Ecrevisses à pieds blancs – Austropotamobius pallipes
Classe : Malacostraca Ordre : Decapoda Famille : Astacidae Genre : Austropotamobius L’Écrevisse à pattes blanches est un crustacé de la famille des Astacidés. C’est une espèce fragile qui supporte mal les modifications de son habitat et la concurrence avec ses cousines américaines invasives (Pacifastacus lenusculus Procambarus clarkii et Orconectes sp.) qui sont notamment porteuses saines de maladies qui déciment les écrevisses autochtones . Elle mesure une dizaine de centimètres et on la distingue des autres espèces essentiellement grâce à son rostre au bords convergents. L’Écrevisse à pattes blanches vit dans les remous des ruisseaux bien oxygénés et se nourrit de débris végétaux mais est globalement omnivore et peut ainsi dévorer des poissons ou des larves d’insectes. photo : David Gerke Cliquer sur l’image pour plus de détails.Grand Tétras – Tetrao urogallus Linnaeus
Classe : Aves Ordre : Galliformes Famille : Phasianidae Genre : Tetrao Le Grand Tétras est un gallinacée de grande taille , emblématique des forêts. Le coq a un plumage brun-noir avec des reflets verts et violets, quelques taches blanches parsèment les plumes de la queue dressée et en éventail lors de la parade nuptiale. le poids varie de 3 à 5 kg pour le mâle . La poule bien plus petite à un plumage typique des oiseaux nichant au sol, allant sur toutes les nuances de marron au brun clair . Cette espèce est farouche et très sensible à tous dérangements. photo : David Gerke Cliquer sur l’image pour plus de détails.Gypaète barbu – Gypaetus barbatus
Classe : Aves Ordre : Accipitriformes Famille : Accipitridae Genre : Gypaetus Le Grand Tétras est un gallinacée de grande taille , emblématique des forêts. Le coq a un plumage brun-noir avec des reflets verts et violets, quelques taches blanches parsèment les plumes de la queue dressée et en éventail lors de la parade nuptiale. le poids varie de 3 à 5 kg pour le mâle . La poule bien plus petite à un plumage typique des oiseaux nichant au sol, allant sur toutes les nuances de marron au brun clair . Cette espèce est farouche et très sensible à tous dérangements. photo : Raoul Feignoux Cliquer sur l’image pour plus de détails.Lézard ocellé – Timon lepidus
Ordre : Squamata Famille : Lacertidae Genre : Timon Le Lézard ocellé est le plus grand lézard de France avec une longueur pouvant atteindre 60 cm chez le mâle, plus grand et plus trapu que la femelle. Sa robe caractéristique le rend facilement reconnaissable : le dos montre des écailles noires et jaunes formant une splendide mosaïque et les flancs sont ornés d’ocelles bleu-turquoise disposés sur deux ou trois rangées. La couleur de fond est gris brun chez les juvéniles, également ornés de gros ocelles jaunes-blanchâtres, et vert-jaunâtre chez les adultes. Cette couleur de fond chez le Lézard ocellé est moins vive que chez le Lézard à deux raies avec lequel il peut être confondu lors de furtives observations. De plus, le Lézard ocellé ne possède jamais de plage bleue au niveau de la gorge. photo : Arturo Nikola Cliquer sur l’image pour plus de détails.Loutre d’Europe – Lutra lutra
Classe : Mammalia Ordre : Carnivora Famille : Mustelidae Sous-Famille : Lutrinae Genre : Lutra
La Loutre, symbole des eaux vives, est un Mustélidé de belle taille : souvent un peu plus d’1 m de longueur totale avec un corps de 70 cm environ et une queue de 40 cm pour un poids moyen adulte de 6 à 8 kg, les mâles étant plus gros et plus lourds que les femelles (animaux mesurés en Lozère). Le corps est fuselé, doté d’une longue et puissante queue, des pattes courtes et palmées. Elle possède une tête plate avec de toutes petites oreilles, un museau court et de longues vibrisses. Cette espèce semi-aquatique est un mammifère carnivore qui évolue, avec aisance et habileté, de nouveau dans tous les cours d’eau de la région. Poissons et écrevisses, notamment avec l’arrivée de l’Écrevisse américaine ou Écrevisse de Californie, dite « signal », depuis les années 2000 sur les cours d’eau de Lozère, composent la base de son régime alimentaire et, par son comportement de nage et de pêche, elle ne peut être guère être confondue.
photo : Fabrice CAPBER
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Petit rinolophe – Rhinolophus hipposideros
Classe : Mammalia Ordre : Chiroptera Famille : Rhinolophidae Genre : Rhinolophus
Les Rhinolophes (trois espèces présentes dans le Parc) se reconnaissent facilement à leur museau très particulier constitué d’une feuille nasale en forme de fer à cheval qui entoure les narines et qui est surmontée d’une petite crête. Le nom de cette espèce, dérivé du grec, rappelle bien cette particularité : rhinos : le nez , lophos : la crête et hippos : le cheval, sideros : le fer. Avec ses 4 cm de longueur et ses 20 cm d’envergure, le Petit rhinolophe est le plus petit représentant du genre Rhinolophus. Bien que petit, le Petit Rhinolophe compte un grand nombre de données. Elle est régulièrement contactée d’abord parce qu’elle est facilement repérable : au repos, en gîte diurne estival ou en léthargie hivernale, elle s’accroche au plafond et aux parois par les pieds et pend, librement, la tête en bas. D’autre part, elle est nettement anthropophile et s’installe dans tous types de constructions, vieux bâtiments (châteaux, églises), habitées ou non, dans les maisons forestières… occupant combles et greniers en été ou les caves, souterrains ou galerie de mines en hiver sans compter tous types de cavités naturelles (grottes et avens). Enfin, ses émissions ultrasonores produites par le nez, bien que difficiles à capter car faibles en intensité, sont très faciles à identifier à l’aide d’un détecteur. En hibernation, cette petite chauve-souris est entièrement enveloppée dans ses ailes presque noires, tel un petit parapluie. Avec près d’un millier de contacts dans la base de données, on peut considérer l’espèce comme assez commune, voire commune si l’on en juge par sa répartition relativement homogène sur l’ensemble du territoire du Parc national. En léthargie hivernale, le Petit Rhinolophe est l’une des espèces de chiroptères les plus contactées lors des comptages annuels de janvier.
photo : Klaus Krahn
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Sanglier – Sus scrofa
Classe : Mammalia Ordre : Cetartiodactyla Famille : Suidae Genre : Sus
Le Sanglier est un ongulé d’apparence massif et lourd (de l’ordre de 100 à 150 kg pour un mâle et 80 cm de hauteur au garrot, mais seulement 70 à 80 kg pour les femelles ou laies) mais puissant et leste lorsqu’il courre ou nage. Son pelage, de couleur et texture, varie en fonction de l’âge : brun clair rayé de beige chez le marcassin (jusque vers cinq mois), il devient roussâtre chez les immatures de fin de première année avant de foncer et tendre vers le gris-noir chez l’adulte. Les poils de jarre lui donnent souvent un aspect hirsute. La tête, ou hure, est prolongée d’un long museau, le groin, utile au Sanglier pour retourner la terre, laissant derrière lui ces fameux boutis d’où il extrait sa nourriture. Les oreilles sont bien développées, les yeux petits et les vieux individus ont des canines développées qui apparaissent sous forme de défenses (ou grès) de chaque côté de la hure. Son régime alimentaire est de type polyphage, consommant aussi bien des aliments d’origine végétale (bulbes, noisette de terre, racines comestibles, tubercules, fruits… dont les faînes, châtaignes et glands lui fournissent une base énergétique conséquente à l’automne) que d’origine animale (invertébrés surtout, mais aussi des petits vertébrés dont les campagnols et mulots, pour les apports protéiques) sans négliger les charognes.
photo : Jerzy Strzelecki
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Vautour fauve – Gyps fulvus
Classe : Aves Ordre : Accipitriformes Famille : Accipitridae Genre : Gyps
Le Vautour fauve est un rapace nécrophage de la famille des Accipitridae. Il possède une envergure de 2,60 m en moyenne pour un poids de 9 kg. Sa longueur varie de 95 à 110 cm. Le Vautour fauve peut vivre environ 40 ans. Il présente un long cou et d’une tête dotés de duvet. S’ils étaient emplumés ils se saliraient trop lors des curées, à l’inverse une peau nue rendrait difficile le nettoyage, le duvet permet d’effriter facilement le sang séché et donc d’améliorer l’hygiène de l’oiseau. Leur bec permet d’arracher les muscles et les viscères des carcasses. Le Vautour fauve est un oiseau utilisant les courants ascendants thermiques pour planer et peut parcourir ainsi des centaines de kilomètres à la recherche de nourriture. C’est un animal grégaire qui vit en colonie.
photo : Kessel Luc
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